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    Guerre civile en France

    Embrasement des banlieues, bandes organisées dans les rues s'en prenant aveuglement aux forces publiques comme aux simples passants. Dans l'hexagone désormais les camps sont tranchés et en conflit ouvert : Musulmans contre Juifs, avec les bons "Français de France" pris entre les deux.

     

     

    Scenario catastrophe.

    Voici le scenario catastrophe que j'entends systématiquement quand on me parle des conséquences en France d'une guerre entre l'Iran et Israël. Via le courrier reçu avec ce site, via mon entourage, mes collègues, les amis d'amis... les prédictions sont toujours les mêmes. Après tout qui a oublié les émeutes de 2005, émeutes parties d'un fait divers ? Alors un conflit majeur entre Juifs et Arabes ne provoquerait-il pas des manifestations infiniment plus graves et violentes ici même ?

    Je ne prenais pas ces affirmations au sérieux, les mettant sur le comptes des préjugés devenus faciles d'accès grâce au "journal" de 20H00.
    Et pourtant, les opinions ne sont pas soumises aux mêmes lois que les expérimentations scientifiques. Ce n'est pas leur véracité qui en conditionne l'impact, mais le nombre de "cerveaux disponibles" dont elles se sont emparées.
    Une idée fausse, si elle est partagée par tous, a plus de conséquences qu'une vérité ignorée.

    Depuis 2008, le discours un peu désespéré de ce site est "ne faites pas le jeu du dictateur iranien Ahmadinejad en répondant à ses provocations par d'autres provocations". De fait, le seul moment ou il a failli sauter fut lors de la période de "la main tendue" d'Obama. Un dictateur a besoin d'ennemis, plus ils sont virulents mieux c'est !
    Car un dictateur n'est pas son peuple.
    Racailles ultraviolentes et sionistes ultra-orthodoxes ne sont pas le peuple de France, ni même représentatif d'une communauté.

    Une guerre civile n'est possible que si une vaste partie de la population est en conflit avec une autre vaste partie de la population. Chaque camp à plus que des partisans : chaque camp a des moyens, une intendance, une logistique, une organisation, une hiérarchie.

    Bref une guerre civile, c'est un conflit armé de grande ampleur, entre forces régulières ou non, à l'échelle du pays.

    Une guerre civile, c'est ce qui s'est pas passé au Rwanda, ou en Yougoslavie...

    En France, la dernière guerre civile fut la Commune en 1871, soldée par la tristement célèbre "Semaine sanglante". La résistance lors de l'occupation nazie ne peut en effet pas être considérée comme une guerre civile. C'était un patchwork de mouvements qui avaient en commun une lutte militaire contre une occupation étrangère.

    Alors pourquoi parler de guerre civile en France, à qui profite ce discours alarmiste ?

     

    Guerre civile ou ... révolution ?

    Si l'on oublie quelques instants les clivages des petites frappes, à savoir d'un coté des djeunz qui sont près à prendre n'importe quel prétexte pour enfin ressembler à de vrais "gangsta" et des beaufs juifs qui crient à la persecussion antisémite dès qu'on a le malheur d'élever une objection envers la politique israélienne actuelle, les risques d'embrasement en France restent néanmoins réels. ils ont simplement une toute autre connotation.

    Demain en effet, si la rue doit se transformer en champs de bataille, ce ne sera pas une guerre civile, ce sera une révolution.

    En effet un mouvement ayant une réelle ampleur nationale ne sera pas le fait de minorités, ce sera le fait de la majorité. A savoir ce qu'il reste de la classe moyenne ! Cette classe moyenne est en effet aujourd'hui mise en péril par ce qu'il est devenu de bon ton d'appeler la "crise systémique du capitalisme".

    Tous les états du monde sont aujourd'hui endettés. Mais la quasi totalité des entreprises et des particuliers aussi. Question : si tout le monde est endetté, à qui va le remboursement de la dette ?
    Pour en savoir plus à ce sujet, je ne peux que vous inviter à consacrer 50mns de votre vie pour voir ce documentaire : l'Argent dette de Paul Grignon

    Si demain, nous devions descendre dans la rue, nos motivations seraient plus proches du peuple de la Révolution de 1789 criant famine, que sous l'impulsion de haines raciales ou idéologiques.
    Si une banlieue devait s'embraser "en soutien" à une crise au Moyen-Orient, si des émeutes de "sauvageons" déchainés devaient ravager des quartiers entiers, les lois d'urgences alors obligatoirement promulguées seraient aussi appliquées envers des manifestants dont les revendications n'auraient rien à voir avec cette crise, et pour le coup sans discrimination.

    Pour rappel, la loi "contre les violences en bande" adoptée cette année a été utilisée pour la première fois...lors d’un rassemblement devant la prison de la Santé le 28 mars 2010. 110 personnes ont été interpellées, dont une qui était descendue au tabac du coin chercher ses cigarettes. Cette loi anticipe le crime dans le sens qu'une présomption de "préparation de troubles" suffit à intervenir pour procéder à des arrestations.
    Ainsi, d'après Christophe Régnard (président de l’Union syndicale des magistrats) cette loi "permet de ratisser large dans les manifestants en leur imputant un phénomène de bande". Car c'est ce terme de bande est resté juridiquement flou, laissant aux forces de l'ordre la libre appréciation de ce qu'est une bande ou non.

    En bref, si l'on part du principe que les élites dirigeantes savent que nous allons dans le mur et que le mécontentement populaire sera tel qu'il risque tôt ou tard de déstabiliser le pays, alors le moindre acte isolé - dans le contexte d'un conflit entre l'Iran et Israël - sera pris comme prétexte pour promulguer une série de mesures destinées dans les faits à contrer les manifestations de ce mécontentement.
    En d'autres termes, ceux qui crieront au loup en montant en épingle les affrontements microscopiques (à l'échelle de la nation et de ses 70 millions d'habitants s'entend) que ne manquerait certes pas de provoquer un conflit au Moyen Orient, se tireront une balle dans le pied.

    Historiquement, les minorités ethniques ont toujours joué un rôle de bouc émissaire, et non de vecteurs d'insurrection.

    C'est quand notre niveau de vie sera tel que nous voudrons sérieusement descendre dans la rue, que l'arsenal juridique mis en place à cause du "danger de guerre civile déclenchée par la communauté musulmane" sera bel et bien appliqué.

    En conclusion, je m'adresserai à ces "libres penseurs" qui dénoncent la "censure médiatique" à propos d'une future insurrection des banlieues françaises : en fait, vous ne contribuez qu'à la préparation de l'opinion publique dans l'acceptance des nouveaux moyens de répressions citoyennes de demain.

     

     

     

     

     

     

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