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    Hypothèses d'une troisième guerre mondiale


    "Sanctions are economic warfare, not economic diplomacy."
    Trita Parsi, président du National Iranian American Council

     

     

    [J'ai choisi les éléctions présidentielles iraniennes de Juin 09 comme cadre d'une crise susceptible d'entraîner une 3ème guerre mondiale, c'est un choix plausible, sans plus.
    Ce parti pris ne doit pas cacher le danger actuel (et qui perdurera dans les années à venir) qui se résume à ceci : de part ses déclarations apocalyptiques à l'encontre d'Israël, le Président iranien Ahmadinejad à verouiller les raisonnements du gouvernement israélien à l'égard de l'Iran dans la logique du pire.
    En effet il est hors de question qu'Israël tolère que l'Iran détienne l'arme nucléaire (cf Iran et nucléaire militaire), car ce serait considéré comme une menace mortelle pour le pays.
    Partant de là l'Iran peut déclencher une guerre quand il le souhaite.
    Même si ce petit récit devrait faire figure d'uchronie d'ici 1 an (ce que tout le monde devrait souhaiter), sa trame essentielle restera telle une épée de Damoclès sur notre avenir tant que les tensions au Moyen Orient ne seront pas apaisées.
    ]

     

     

    Janvier-Avril 2009

    L'année a pourtant commencé sous de bons augures : la côte de popularité d'Ahmadinejad dans son propre pays n'a jamais été aussi basse. Caricaturé par les étudiants, ses discours enflammés tournés en dérision par ses propres concitoyens, le peuple iranien semble de plus en plus las des fanfaronnades d'un président qui a réussi l'exploit ahurissant de dilapider les énormes apports de devises générés par le pétrole.
    De fait, les analystes donnent peu de crédit à ses chances de réélection aux présidentielles du mois de Juin à venir.

    Avec la Syrie qui s'oriente progressivement vers la négociation avec Israël dans la perspective de récupérer les plateaux du Golan, l'Iran se trouve aussi de plus en plus isolé sur le plan extérieur. Certes, Chine et Russie - le premier par dépendance énergétique et le second par intérêt géopolitique - lui épargnent un durcissement trop sévère des sanctions économiques; mais avec un président américain afro- américain qui a Hussein en deuxième prénom et dont le père était musulman, les discours anti-américains du président iranien qui avaient jusqu'ici été plutôt bien accueillis jusqu'aux populations du Golfe, ne parviennent même plus à embarrasser les dirigeants des Royaumes.

     

     

     

    Mai 2009

    Le dernier rapport de rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) fait l'effet d'une bombe, et pour cause.
    Dans celui-ci on peut lire noir sur blanc que l'ampleur des avancées de l'Iran dans son programme nucléaire est au delà de toutes les craintes. Non seulement il est maintenant certain que son coté civil n'est qu'une façade, mais en plus la finalisation d'un missile nucléaire opérationnel à toute les chances d'aboutir dans les mois qui viennent.
    Israël s'est préparé de longue date à cette éventualité. De fait si le gouvernement Obama - en parfait accord avec le Pentagone, le Département d'État et le ministère de la Défense - n'avait pas fermement résisté aux demandes pressantes de l'état hébreu, des raids aériens lancés d'Israël auraient eu lieu depuis longtemps. Mais l'obligation de survoler l'Irak pour effectuer des bombardements inclut l'accord exprès des Etats Unis.



    L'Iran conteste catégoriquement bien sûr, personne - ou si peu - ne sait qu'une grande partie du rapport de l'AIEA a pour origine des "fuites" orchestrées par le Guide et Ahmadinejad, afin de pousser Israël à la guerre.

    Ce plan a toujours été une option. A l'origine le rôle d'Ahmadinejad était de faire monter les enchères, quitte à être remplacé par un dirigeant plus modéré pour la suite des négociations. Mais devant son succès : une Europe qui ne fait rien, des sanctions économiques qui masquent les choix budgétaires catastrophiques du gouvernement, et l'impact de ses positions auprès du monde arabe, le Guide a décidé de le garder un mandat de plus malgré la pression populaire (après tout, les Haute sphères du pouvoir ne sont-elles pas appellées ainsi car elles sont complètement déconnectées des préoccupations quotidiennes des populations qu'elles dirigent?).
    Certes, Ahmadinejad est impopulaire, mais l'Iran etant de moins en moins en position de force, un modéré dans ce contexte ne servirait plus à grand chose.
    Reste donc le levier du patriotisme iranien.

    Un phénomène récurent dans l'histoire iranienne, c'est que quand le pays est attaqué, le peuple fait front commun autour de son gouvernement. Quand Saddam Hussein déclencha la guerre contre l'Iran en 1980, il pensait visiblement profiter du chaos qui régnait alors dans le pays : le régime révolutionnaire de Khomeini avait commis de nombreuses purges dans les rangs de l'armée, et son emprise demeurait incertaine. Mais quand Saddam lança son invasion, pensant donc bénéficier de la faiblesse et de la confusion du pouvoir iranien et de son incapacité à déclencher une mobilisation suffisante, ce fut plus de 100 000 volontaires qui se dirigèrent vers la région du Khuzistan pour faire face aux envahisseurs. Avec le recul des années, la thèse des historiens comme quoi le gouvernement de Khomeini survécu non pas malgré l'attaque de Saddam, mais grâce à elle, est aujourd'hui communément admise.

    Une attaque israélienne, loin de renforcer les forces d'oppositions à Ahmadinejad, les balayeraient du jeu politique.

     

    Juin 2009

    Sans surprise, les élections du 12 juin en Iran plébiscitent un nouveau mandat pour le président sortant Ahmadinejad. Il faut dire que les déclarations d'Israël comme quoi si ce dernier était réélu, une frappe de leur part serait inévitable, a pesé lourd sur la balance. En fin tacticien, Ahmadinejad a su profiter au maximum du crédit que lui apporte les menaces israéliennes pour se poser en figure emblématique de la resistance arabe face à "l'influence sioniste et occidentale".
    Peu de temps après les résultats de l'élection présidentielle, la crise iranienne se propage à l'ONU avec la menace concrète du départ de la Chine et de la Russie du Conseil de Sécurité : en effet malgré leur véto, la résolution 362 jadis proposée par les Etats Unis d'instaurer un blocus du pays ("conduite d’inspections vigoureuses de tous les individus, véhicules, aéronefs, navires, trains et chargements en provenance ou à destination de l’Iran") devient effective. Tout navire voulant rejoindre les rives iraniennes est arraisonné afin d'être inspecté de force par les forces militaires américaines, un blocus maritime qui va étouffer un peu plus une économie iranienne déjà mal en point.

     

    Juillet - Aout 2009

    Devant les provocations de plus en plus agressives du président iranien, Israël attaque unilatéralement les installations nucléaires iraniennes.
    La défense aérienne achetée aux Russes par l'Iran montre une efficacité relative : plusieurs avions israéliens sont abattus mais leurs objectifs sont atteints. L'ampleur de l'apport militaire russe est sévèrement critiqué, jusqu'à ce que l'utilisation de mininukes américains dans les bombardements israéliens éclatent aussi au grand jour.
    L'Iran riposte aussitôt par l'envoie de missiles balistiques sur Israël, mais aussi sur des installations militaires américaines en Irak et dans le Golfe Persique.
    Des navires militaires américains sont aussi la cible de missiles et des escarmouches navales de plus en plus intenses poussent finalement les États Unis à lancer des raids aériens à partir du porte avion USS John C. Stennis sur les installations navales iraniennes.

    Des troupes iraniennes passent la frontière avec l'Irak et l'Afghanistan afin de renforcer les groupes plus ou moins organisés contre la coalition.
    Des troupes d'élites israéliennes qui résidaient, conformément à l'accord entre Ankara et Israël, dans les régions montagneuses de la Turquie qui jouxtent l'Iran et la Syrie sont maintenant massées aux frontières iraniennes.
    Sous la pression populaire, le Pakistan prend fait et cause pour l'Iran. La Chine, qui a des frontières commune avec celui-ci lance des "appels au calme" qui prennent de plus en plus l'air d'ultimatums. La Russie déclare que tout deploiement de "bouclier nucléaire" américain dans le Caucase doit être stoppé pour sa sécurité nationale. Les oléoducs alimentant l'Europe en gaz cessent d'être alimentés par les Russes. Parallement le monde connait une flambée du pétrole historique due aux très fortes perturbations des flux maritimes pétroliers comme aux sabotages que subissent dans tout le Golfe les exploitations pétrolières.
    La crise énergétique oblige l'Europe à prendre position mais son pouvoir de conciliation est amoindri par la cacophonie d'opinions des différents pays qui la compose...

    Le tabou nucléaire a été violé par l'usage de mini bombes atomiques contre les bases souterraines iraniennes, le Moyen Orient s'est polarisé au delà des voeux les plus fous des extremistes dans un Djihad contre les "croisés", laissant les modérés arabes sur la touche. La Russie s'ingère au grand jour dans les politiques intérieures des pays du Caucase, l'équilibre diplomatique précaire entre les 3 puissances nucléaires Inde - Chine - Pakistan vole en éclat sous la pression des tensions mondiales qui s'accumulent.

    Alors le monde atteint un point de non retour à partir duquel le pire devient possible.

     

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